L’utilisation de psychédéliques comme outils en psychothérapie

Un aperçu

Jean Schulthess Watt

Psychotherapie-Wissenschaft 14 (2) 2024 57

www.psychotherapie-wissenschaft.info

CC BY-NC-ND

https://doi.org/10.30820/1664-9583-2024-2-57

Mots clés : histoire des psychédéliques, psychothérapie psycholytique, plasticité neuronale, antidépresseurs, toxicomanie, état de stress post-traumatique

Nous vivons une époque de changements sociaux importants. Certains d’entre eux sont susceptibles d’avoir un impact direct sur la théorie et la pratique de la psychothérapie. Il s’agit notamment de l’utilisation croissante d’Internet et des médias sociaux, d’un débat politisé sur l’identité de genre, d’une réévaluation des catégories diagnostiques et de l’autodiagnostic des clients (notamment avec l’étiquette/concept de neurodivergence).

L’accent est mis ici sur l’utilisation des psychédéliques dans le traitement de certains troubles mentaux. Après une pause dans la recherche entre les années 1970 et 1990, l’intérêt pour les possibilités psychothérapeutiques des psychédéliques connaît un renouveau. À mon avis, ce n’est qu’une question de temps et de recherches supplémentaires avant que la thérapie psycholytique ne devienne une option valable à intégrer dans la psychothérapie pour certaines catégories diagnostiques.

Il a été démontré que les psychédéliques (à l’exception de la kétamine) favorisent la plasticité neuronale, ce qui permettrait aux clients de mieux répondre à la psychothérapie et d’en réduire la durée.

Note biographique

Jean Schulthess Watt, MA, est psychologue clinique et psychothérapeute suisse d’État. Elle est titulaire d’un diplôme en psychologie analytique de l’Institut C. G. Jung. Elle travaille en cabinet privé et enseigne à l’Institut C. G. Jung de Küsnacht/Zurich.

Contact

Jean Schulthess Watt
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